Ail des ours

L’ail des ours (ail sauvage) pousse en abondance dans la plupart des forêts du nord de l’Europe. Cette plante à feuilles caduques préfère la mi ombre.
On retrouve l’ail des ours dans la plupart des sols à condition que ces derniers soient humides.
Quand l’ail des ours trouve des conditions appropriées, il forme un tapis dense et sa croissance peut être très invasive.
L’ail des ours part en croissance sous nos latitudes, dans le milieu de l’hiver, suivi des fleurs au printemps remplissant l’air d’un parfum d’ail.
Dans le milieu de l’été, l’ail des ours disparaît jusqu’à la prochaine saison.
Contrairement à son cousin, l’ail des ours ne contient pas de bulbilles mais seulement des fleurs.
Dans la partie nord de la France, en particulier dans les forêts anciennes, on retrouve souvent l’ail des ours associé aux jacinthes.
Attention, les feuilles d’ail des ours peuvent être facilement confondues avec le muguet de mai, le crocus ou encore l’arum sauvage.
Les trois plantes ci-dessus sont toxiques, potentiellement mortelles et produisent des incidents presque chaque année.
Le muguet de mai est hautement toxique, toutes les parties de la plante contiennent de la convallatoxine (glycoside cardiotonique) pouvant provoquer un arrêt cardiaque, ainsi que des saponines, le mécanisme d’empoisonnement de cette plante fonctionne de manière similaire à la digitale (Digitalis purpurea).
La plupart des cas d’intoxication à petites doses au muguet de mai, se limitent généralement à des vomissements, mais dans les cas extrêmes d’ingestion, le coma ou la mort est au rendez-vous.
La plupart des intoxications au muguet de mai se font à partir des feuilles qui sont confondues avec les feuilles d’ail des ours.
Les symptômes d’une intoxication au muguet de mai (Convallaria majalis) sont les nausées, étourdissements, céphalées, faiblesse, hallucinations et changement de la fréquence cardiaque.
Pourtant, les feuilles d’ail des ours, sont assez faciles à distinguer, la différence la plus évidente est que les feuilles d’ail des ours ont fortement l’odeur d’ail tandis que le muguet de mai ne sent pas l’ail.
Un broyage des feuilles entre vos doigts comme vérification peut être utile, l’odeur reste sur les mains, dans ce cas, on ne peut pas confondre l’ail sauvage avec une plante vénéneuse.

L’ail des ours est un excellent compagnon de jardin, il pousse bien avec la plupart des plantes et semble influer positivement sur la santé de ces dernières.
Cette plante a la capacité de résister aux ravageurs et aux maladies.
Pendant toute la saison, toutes les parties de la plante sont comestibles en quantité, les feuilles sont délicieuses crues ou cuites et peuvent être récoltées dès le milieu du mois de février pendant les hivers doux.
Elles ont une saveur d’ail, distinctes, mais sont beaucoup plus douces que les gousses d’ail et sont remarquables pour ajouter quelque chose de spécial dans une salade d’hiver.
Une fois cuites, elles sont souvent utilisées comme assaisonnement dans les soupes, les ragoûts etc…
Personnellement, j’utilise l’ail des ours pour agrémenter les épinards et les carottes, mais aussi pour récupérer son nectar avec un extracteur de jus.